Liste des substances psychoactives
--- F G H I J K ---
F
- fenphen
- Abréviation pour désigner l'association fenfluramine (Pondéral®) et phentermine (Linyl®), deux anorexigènes (coupe-faim),
dérivés des amphétamines,
qui ne sont plus commercialisés en France.
- fentanyl
- opiacé de synthèse utilisé en médecine comme
anesthésique général et plus
récemment comme antalgique (traitement de la douleur) (Durogésic®,
Actiq®);
parfois vendu clandestinement pour de l'héroïne.
Statut : stupéfiant tableau
I, sous contrôle
international.
Autres noms : Apache, China girl, China town, dance
fever, friend, goodfellas, great bear, he-man, jackpot, King ivory,
murder 8,
Tango & Cash.
- flatliners
- Désigne la bromlamfétamine ou
la 4-méthylthioamfétamine au
Royaume Uni ; peut désigner également la kétamine et
peut être
la phencyclidine au
Royaume Uni. Ce terme de rue proviendrait du titre d'un film des années
90 ; c'est
également le nom d'un club de moto en Allemagne. Flatliner, en médecine,
désigne également un enregistrement électrocardiographique
plat (c'est à
dire quand un sujet n'a plus d'activité électrique cardiaque
: en d'autres termes, cela veut dire qu'il est mort ou qu'il est en arrêt
cardiaque éventuellement
récupérable par une réanimation intensive).
- flunitrazépam
- Benzodiazépine, largement détournée de son utilisation
médicale, en
France et dans de nombreux pays. Son utilisation a été beaucoup
plus strictement réglementée depuis 2000 ; nom de spécialité :
Rohypnol®.
Statut : psychotrope ,
tableau III, sous contrôle
international.
Autres noms : date rape drug, forget pill, forget me drug,
la roche, Mexican Valium, R2, rib, roach, Roche, roofenol, roofies, rope,
rophies, ruffies, ruffles.
G
- GHB
- Voir oxybate de sodium.
- glutéthimide
- sédatif ; n'est
plus commercialisé en France en raison de
sa toxicité
; le nom de spécialité était Doridène®.
Statut : psychotrope ,
tableau III, sous contrôle
international.
Autres noms : goofballs, goofers.
H
- hallucinogènes
- Voir la classification des produits psychoactifs.
Autres noms : all arounders, hallus, utopiates.
- héroïne
- opiacé, dérivé semi-synthétique de l'opium
; elle a été isolée en 1874.
Elle est fabriquée à partir de la morphine, alcaloïde
naturel de l'opium (il s'agit de diacétylmorphine). (voir
aussi : opium, pavot, morphine).
Historique : en 1898 les laboratoires Bayer ont expérimenté et
commercialisé
l'héroïne à des fins thérapeutiques, dans le traitement
de la toux, puis plus tard comme antalgique (traitement de la douleur). L'héroïne
est depuis des années classée comme stupéfiant au niveau
international ; en France son utilisation comme médicament est
interdite depuis 1971.
Production : L'essentiel de la production d'opium
(et donc d'héroïne) provient du Moyen Orient, en particulier dans
le Croissant d'or (Afghanistan, Iran, Pakistan)
et de l'Asie du Sud Est dans le Triangle d'or (Birmanie, Laos, Thaïlande)
mais il y a d'autres pays producteurs tels que la Chine, l'Inde, le Mexique,
plusieurs
pays africains, etc. Une des voies principales du trafic de l'héroïne
vers l'Europe passe par la route des Balkans (Hongrie, Bulgarie, Yougoslavie,
République
tchèque, Slovaquie). L'arrivée en Europe se fait généralement
aux Pays Bas, en particulier à Amsterdam. A ce circuit très traditionnel
depuis des années
s'est ajouté le passage et la production par les républiques
de l'ancienne Union soviétique. Un kilogramme d'héroïne
est obtenu à partir d'un kg de morphine-base,
lui-même obtenu à partir de 10 kg d'opium, qui sont obtenus à partir
de 500 000 fleurs de pavot, soit environ la récolte
obtenue sur deux tiers d'hectare. Selon l'origine, l'héroïne initiale
est plus ou moins pure.
La plus
pure est celle du Triangle d'or, avec une pureté de l'ordre de 99% (elle
est alors appelée la blanche chinoise ou China white). Dans le reste
de l'Asie du Sud Est, l'héroïne est généralement
moins pure et a diverses appellations : l'héroïne rose, l'indienne,
la cambodgienne, la malaise, la sri lankaise. Le degré de pureté de
ces variétés est de l'ordre de 50%. L'héroïne en
provenance du Moyen Orient est souvent de pureté supérieure à 90%.
Elle porte différents
noms : la brune iranienne ou Persian brown, l'iranienne ou Perse.
Depuis le début des années 40, le Mexique produit de l'opium, à partir
duquel l'héroïne
produite est essentiellement exportée vers les Etats Unis. Cette héroïne,
appelée
tar ou black tar est d'une pureté variant de 40 à 80% mais elle
contient toujours beaucoup plus d'impuretés naturelles que l'héroïne
en provenance d'Asie ou du Moyen Orient. Elle est souvent vendue sous forme
pâteuse ou gommeuse (appelée
chapa pote, puta, gomma, puro, etc.), plutôt qu'en poudre, car plus facile
à fumer. En Afrique, l'héroïne produite à partir
de la culture du pavot, est généralement destinée à la
consommation locale et n'est pas exportée. Initialement
sous forme de poudre blanche, l'héroïne est presque toujours coupée
dans les pays même de production (de la caféine est ajoutée,
dans des proportions variables, mais atteignant parfois 50%, donnant une couleur
brunâtre). Importée en Europe
par des "grossistes", l'héroïne est à nouveau
coupée par les petits trafiquants
(par adjonction de caféine, de talc, de lait en poudre, de sucre, de
quinine, de lessive, etc.) qui la revendent à des dealers, après
avoir parfois multiplié
par 30 le volume d'un kilo d'héroïne. Ce sont les origines variées
de l'héroïne
avec des degrés de pureté extrêmement variables, les coupages
divers auxquels est soumise l'héroïne qui expliquent, au moins
en partie, les surdoses mortelles chez les consommateurs d'héroïne
(qui se fournissent au gré des arrivages sur
le marché noir). Les consommateurs d'héroïne sont environ
700 000 en Europe, autant aux Etats Unis. Les autres, soit 2/3 des consommateurs
d'héroïne dans
le monde, sont dans les pays producteurs ou des pays proches : Inde, Pakistan,
Thaïlande, Malaisie, Iran, etc.
Les modes de consommation de l'héroïne sont différents selon
les pays. Depuis toujours, l'héroïne est fumée en Asie et
au Moyen Orient, alors que jusqu'il y a quelques années, elle était
surtout injectée par voie intraveineuse et
exceptionnellement prisée en Europe et aux Etats Unis. La voie intraveineuse
est un peu moins utilisée en Europe depuis plusieurs années et
l'héroïne est
de plus en plus fumée (cette modification du mode d'utilisation en Europe
correspond
à l'époque de l'apparition de l'épidémie de SIDA,
cette dernière n'étant probablement
pas la seule cause des changements de pratiques). L'héroïne peut être
fumée
dans une pipe à eau ou dans une pipe ordinaire, dans une cigarette (parfois
dans un joint de cannabis) ou chauffée puis inhalée (chasse
au dragon).
Statut : stupéfiant ,
tableau I, sous contrôle
international.
Autres noms : AIP (abréviation de Afghanistan, Iran & Pakistan),
antifreeze, aries, Aunt Hazel, Aunty Hazel, bad bundle, ballot, big H, big
Harry, birdie
powder, black busters, black pearl, black tar, blanche, blanco, bleue, bombe,
bombs away, bonita, boy, Bozo, brick gum, brown, brown crystal, brown Rhine,
brown sugar, brune, bundle, butu, cabatto, capital H, carga, carne, chapa pote,
cheval, chickle, Chilva, China cat, Chinese red, China white, chinoise, chip,
chnouf, crown crap, cura, dava, dead on arrival, diacétylmorphine, diesel,
dogee, dog food, dogie, doogee, dooley, dreck, dreupou, dugee, duji, dyno,
dyno-pure, eight, estuffa, fée blanche, ferry dust, fix, galloping horse,
gato, George smack, golden girl, gom, good and plenty, good H, H, hard candy,
Harry,
Hazel, Helen, hell dust, Henry, héro, hero of the underworld,
heroina, herone, Hessle, him, hombre, horse, hot dope, HRN, isda, jee
gee, jive dogee,
jojee,
Jones, joy flakes, joy powder, junk, kabayo, Karachi, lemonade, limonade,
matsakow, Mexican brown, Mexican horse, morotgara, mortal combat, mother
pearl, mud,
Nanoo, nice and easy, nickel deck, noise, nose, number 4, number 8, Old
Steve, ogoy, paco, pagonadalot, peg, perfect high, Persian brown, Perze,
poudre,
predator, pulborn, puro, puta, Rambo, red eagle, Rhine, Rufus, salt,
scag, scat, schnouf,
scot, skag, skid, skg, slime, smack, stuff, tar, tecata, the beast, the
witch, thing, tootsie roll, trash, white junk, white lady, white stuff.
- hydrate de chloral
- sédatif Longtemps
tilisé en médecine comme hypnotique
(traitement des troubles du sommeil), son utilisation a été récemment
réglementée en France
et réservée à des utilisations exceptionnelles
et ponctuelles chez l'enfant.
Autres noms : jelly beans, knock-out drops, Miki's, Peter,
sirop de chloral, chloral.
- hydromorphone
- opiacé semi-synthétique, utilisé en médecine
comme antalgique (traitement de la douleur) à courte durée
d'action mais plus puissant que la morphine. Nom de spécialité :
Sophidone®.
Statut : stupéfiant ,
tableau I, sous contrôle
international.
Autres noms : dillies, fours, héroïne
de pharmacie, lords.
I
- ibogaïne
- Substance naturelle contenue dans un arbuste africain, Tabernanthe
iboga.
C'est un excitant à faible dose et un hallucinogène à forte
dose, de longue durée d'action. On trouve l'ibogaïne essentiellement
en Afrique centrale et de l'Ouest, en particulier au Gabon.
Autre nom : LSD africain.
J
K
- kétamine
- hallucinogène synthétisé en
1962, de structure proche de celle de la phencyclidine.
Surtout utilisée
en médecine vétérinaire comme anesthésique.
Pratiquement plus utilisée en médecine humaine en raison des
effets effrayants hallucinogènes et dissociatifs qu'elle induit. Dans
le cadre d'un usage détourné,
la kétamine est en général utilisée par voie
intraveineuse. Elle peut également
être transformée, par évaporation, en cristaux solides,
puis mise sous forme de poudre : elle peut alors être fumée,
prisée ou ingérée par voie orale.
Noms de spécialité (pour usage humain)
: Kétalar® en France, Ketolar®, Ketanest-S® dans d'autres
pays européens
Noms de spécialité (pour usage vétérinaire)
: Ketalar®, Ketaminol ve®t, Clorketam®,
Imalgène®, Anesketin®, Vetalar vet®., Narketan®, Ketase®t.
Statut : stupéfiant.
Autres noms : cat Valium, flatliners, jet, Kaddy,
Kate, Ket, green, purple, spécial la coke, spécial K,
superacid, super C, super K, tac et tic, vitamine
K.