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Université Bordeaux 2 CHU de Bordeaux INSERM
Département Hospitalo-Universitaire de Pharmacologie de Bordeaux
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Projets européens du Département de Pharmacologie

 

imi-train : Education and Training in the Medical, Biomedical and Pharmaceutical Sciences

imi-train est un projet d'éducation et formation dans les domaines des sciences médicales, biomédicales et pharmaceutiques du programme européen Innovative Medicines Initiative (IMI). L'IMI est un partenariat public privé entre l'Union Européenne représentée par la Commission Européenne et la fédération des associations européennes des industriels du médicament (EFPIA).

imi-train regroupe les quatre premiers projets d'éducation et de formation financés par l'IMI: EMTRAIN, Eu2P, PharmaTrain et SafeSciMET. Il vise principalement à:

  • renforcer la visibilité de tous les projets IMI d'éducation et formation : EMTRAIN, Eu2P, PharmaTrain, SafeSciMET et EUPATI
  • répertorier, promouvoir et développer l'offre de formation européenne aux métiers du médicament que ce soit la formation initiale ou continue et les diplômes de Certificats, Masters et PhD
  • définir et développer les profils de compétences des métiers du médicament au niveau Européen et des besoins de formations associés

En tant que coordinateur académique et opérationnel du programme Eu2P, le Département de Pharmacologie co-dirige :

  • Le groupe de direction de imi-train: Dr Annie Fourrier-Réglat
  • Le groupe de travail de promotion de imi-train : Stéphane Liège
  • Le groupe de travail de formation personnalisée : Dr Karine Palin

Au sein de ces groupes, le Département de Pharmacologie est chargé de

  • la mise en place de la stratégie, l'identité visuelle, le développement et la gestion des outils de communication en ligne (site web, réseau sociaux) pour promouvoir imi-train et plus largement les projets IMI d'éducation et formation
    En savoir plus : imi-train website | @imitrain
  • piloter la mise en place d'une nouvelle offre de formation en ligne plus courte (30 à 120 min) en pharmacovigilance et pharmaco-épidémiologie pour le programme Eu2P. Cette nouvelle offre vise à s'adapter à des contenus de formation très ciblée et à des temps de formation réduits pour des individus, des PME et des départements de l'industrie du secteur du médicament et de sa sécurité.
    En savoir plus : Eu2P training offer overview | Eu2P for healthcare professionals
  • aider le programme SafeSciMET à créer une nouvelle offre de formation mixte (en ligne + présentielle) en mettant à sa disposition la technologie la plateforme de formation en ligne et l'expertise de formation au e-learning acquise par Eu2P
    En savoir plus : SafeSciMET description | SafeSciMET blended course development with Eu2P

 

 

Eu2P : European programme in Pharmacovigilance and Pharmacoepidemiology

Eu2P est un programme de formation à distance en pharmacovigilance et pharmaco-épidémiologie proposant un diplôme de Master (5 spécialisations possibles), 25 Certificats (parmis 6 domaines) et, à terme, un Doctorat.

Les programmes pédagogiques ont été établis et leurs diplômes sont accrédités conjointement par les partenaires académiques de Eu2P (Université Bordeaux Segalen, Erasmus MC de l'Université de Rotterdam, La Fondation Institut Catalan de Pharmacologie de l'Université Autonome de Barcelone, l'Université d'Hertfordshire, l'Université de Vérone et l'Université d'Utrecht) et reconnus par l'ensemble des partenaires Eu2P (les 7 partenaires académiques, les agences Européenne et Française du médicament ainsi que 15 partenaires industriels).

Ce projet Européen s'inscrit dans le cadre de l'Innovative Medicines Initiative Joint Undertaking (IMI-JU) Education & Training finançant des projets stratégiques et innovants en matière de formation Européenne médicale.

Le Département de Pharmacologie est, pour l'Université Bordeaux Segalen, coordinateur académique du projet Eu2P et "IMI-JU funding managing entity" (Dr Annie Fourrier-Réglat) ainsi que leader académique des groupes de travail suivants:
- WP1: Academic programme and course coordination (Pr Bernard Bégaud)
- WP2: Project management and communication (Pr Nicholas Moore)
- WP3: Common training and communication tools (Dr Antoine Pariente)
- WP9: Medicines risk communication (Dr Paul Benkimoun)
Le bureau central de Eu2P (Eu2P Central Office) est localisé sur le campus de l'Université Bordeaux Segalen. Il a en charge les aspects administratifs, de gestion, de communication, de système d'information et de technologies multimédia et e-learning utilisées par le programme de formation.

Eu2P Central Office
Dr Karine Palin / Christa Bataille
e-mail: eu2p.office@eu2p.org
Tel: +33 (0) 557579257
Fax: +33 (0) 557575653
Website: https://www.eu2p.org

 

 

SALT-I : Study of Acute Liver Transplant

L'étude SALT-I était une étude européenne, multicentrique, multinationale, rétrospective cas-population sur 3 ans (2005-2007) de patients exposés aux Anti-Inflammatoires Non-Stéroïdiens (AINS) et enregistrés sur la liste de transplantation hépatique pour Insuffisance Hépatique Aigue (IHA), auprès des centres de transplantations hépatiques dans 7 pays.

Cette étude a été réalisée à la demande des autorités règlementaires européennes (the Committee for Medicinal Products for Human Use, CHMP), de façon indépendante du financeur, Helsinn Healthcare SA.

Cette étude a été coordonnée par le Pr. Nicholas Moore, le chef du service. Le Pr. Assoc. S. Ezgi Gülmez, un médecin et pharmacologue, en est la responsable scientifique, en collaboration avec le Pr. Dominique Larrey, Départment d'Hepatogastroenterologie, CHU Saint- Eloi, Montpellier. Séverine Lignot-Maleyran était la chef de projet.

Un Comité Scientifique indépendant a validé et fourni des conseils sur les objectifs du protocole et la méthodologie ainsi que sur la qualité scientifique du projet. Un Comité de Validation des Evénements (Case Adjudication Committee, CAC) a évalué les cas et l'imputabilité des médicaments. Un médecin coordinateur (Comité de Sélection) dans chaque pays a suivi la sélection des cas et validé les cas.


Contexte
L'hépatotoxicité est l'une des principales causes de retrait ou d'arrêt de développement des médicaments. Sa culmination est l'IHA aboutissant à l'inscription sur la liste de transplantations hépatiques.


Objectifs
D'estimer le risque de l'IHA aboutissant à l'inscription sur la liste de transplantation de patients exposés aux AINS et de comparer le taux d'incidence aux différents AINS.


Méthode
Multicentrique, multinationale, rétrospective cas-population sur 3 ans (2005-2007) de patients exposés aux Anti-Inflammatoires Non-Stéroïdiens (AINS) et enregistrés sur la liste de transplantation hépatique pour Insuffisance Hépatique Aigue (IHA), auprès des centres de transplantations hépatiques. Elle a été réalisée sur une période de 3 ans (01/01/2005 - 31/12/2007) dans 7 pays : France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas et Portugal. Les cas ont été identifiés et les données des cas ont été recueillies par le biais des registres nationaux (base CRISTAL pour le France, UKTR pour l'Irlande et la Grande-Bretagne et la base LTX aux Pays Bas) ou locaux (Italie, Grèce, et Portugal) des transplantations hépatiques et des dossiers médicaux hospitaliers. Le recueil des données de consommations AINS ou le paracétamol dans les 30 jours précédant la date index - données cliniques) a été réalisé pour tous les cas « sans cause cliniquement définie ». Les populations d'utilisateurs de médicament ont été déterminées à partir des données de ventes nationales fournies par la société IMS.


Résultats
Dans les 7 pays participants, 52 des 57 centres de transplantations éligibles ont participé, 9479 patients ont été identifiés, enregistrés pour transplantation, dont 600 pour IHA. 219 (38 %) avaient « une cause cliniquement définie » et 363 (62 % des IHA analysables) n'avaient pas « de cause cliniquement définie ». Parmi ces derniers, 301 (52 % des IHA analysables) ont été « exposés à des médicaments » dans les 30 jours précédant la date index et 62 (11 % des IHA analysables) cas « n'étaient pas exposés à des médicaments ou n'avaient pas de cause cliniquement définie ». Parmi ces 301 cas ; 114 (19 % des IHA analysables) étaient des « overdoses aiguës »,  40 (7 % des IHA analysables) étaient « exposés à au moins un AINS », 147 (25 % des IHA analysables) n'étaient « pas exposés aux AINS ». Le taux d'événements ont été 4.78 (IC95%, 3,42-6,51) pour tous les AINS confondus, 6,84 (3,64-11,69) pour l'ibuprofène, 5,64 (2.43-11,11) pour  le nimésulide, 4,66 (1,71-10,14) pour le diclofénac, 4,64 (0,96-13,56) pour le kétoprofène, et 4,89 (0,59-17,66) pour le naproxène. Le taux d'incidence par millions de traitements-années pour les cas exposés au paracétamol 30 jours précédant la date index était de 9,93 (95 %CI 7,89-12,34) pour les cas exposés au paracétamol sans les intoxications et 23,53 (95 %CI 20,32-27,11) pour tous les cas exposés au paracétamol. Le taux d'événements pour tous les AINS confondus ont été significativement plus élevés en Irlande que dans les autres pays, 3,9 (IC95% 1.2-12.5) fois plus élevé que tous les pays confondus.


Conclusion
Les IHA menant à une transplantation pour les patients exposés aux AINS était un événement rare. L'évaluation du taux d'incidence par millions de traitement-années pour les cas exposés aux AINS dans les 30 jours précédant la date index, n'a montré aucune différence entre les AINS les plus utilizes. Le paracétamol semble associé à un risque 2 fois supérieur, même à dose thérapeutique (hors surdosage).

 

 

EUTOS : Traitement de la Leucémie Myéloïde Chronique par l'Imatinib

Le programme EUTOS, EUropean Treatment Outcome Study, est le fruit d'une collaboration entre le réseau ELN, European LeukemiaNet et Novartis. Son objectif est d'améliorer la compréhension et la prise en charge de la leucémie myéloïde chronique (LMC) à travers l'Europe chez les patients traités par l'imatinib.

L'introduction en 2001 du premier inhibiteur sélectif de tyrosine kinase, l'imatinib mesylate (Glivec ®) a révolutionné la prise en charge de la LMC. Ce phénomène s'explique par une tolérance importante de l'imatinib et une réduction significative de la mortalité des patients traités [1-2]. Administré par voie orale, l'effet thérapeutique optimal de l'imatinib dépend de sa concentration sérique qui peut être affectée par divers facteurs tels que le respect du traitement par le patient, les interactions avec d'autres traitements et la réponse de l'organisme du patient face à ce traitement (anormalités gastro-intestinales…). Si le suivi pharmacocinétique est communément utilisé dans de nombreuses branches de la médecine comme la neurologie, la cardiologie et la psychiatrie, il n'est toujours pas appliqué à la pratique clinique oncologique. Pourtant, le monitorage des concentrations sanguines de l'imatinib aiderait les prescripteurs à comprendre la cause d'une réponse thérapeutique faible ou d'effets indésirables élevés chez les patients traités. La concentration plasmatique efficace d'imatinib et ses conséquences en terme de résultat thérapeutique font l'objet de recherches.

Le programme EUTOS a donc été développé pour mesurer les concentrations sanguines d'imatinib chez les patients traités atteints de LMC et d'établir les réponses thérapeutiques correspondantes. Le résultat est d'obtenir une banque de données européenne afin de calculer la fenêtre de doses optimales de traitement par l'imatinib.

Le Laboratoire de Pharmaco-toxicologie, dirigé par le Pr M. Molimard et appuyé par le Dr K. Titier, a été désigné par Novartis comme le centre européen de référence et d'expertise pour de dosage de l'imatinib [3-4]. En collaboration avec ce laboratoire, l'objectif d'EUTOS est de poursuivre l'identification et la certification d'autres laboratoires européens afin d'établir des services de dosages de concentration plasmatique d'imatinib à travers toute l'Europe.

Références
1. O'Brien et al. N Engl J Med 2003;348:994–1004
2. Peggs et al. N Engl J Med 2003;348:1048–50
3. Picard et al. Blood. 2007;15;109 (8):3496-9.
4. Titier et al.Ther Drug Monit. 2005;27 (5):634-40

 

 

EU-ADR : Sécurité des médicaments

Le projet EU-ADR, Early detection of adverse drug events by integrative mining of clinical records and biomedical knowledge, est un projet de recherche collaboratif européen FP7 coordonné par le Pr Johan van der Lei de l'Erasmus University Medical Centre de Rotterdam et mené par un consortium de 12 centres européens de recherche. Son objectif est de permettre l'utilisation des bases de données médicales en Europe pour la génération de signaux en pharmacovigilance.

Suite à la mise sur le marché d'un médicament, la découverte d'effets secondaires est détectée par des systèmes d'observation spontanés. En particulier, les cliniciens sont chargés de reconnaître et de définir ces effets secondaires. Mais de nombreux problèmes concernant la sécurité de nouveaux médicaments montrent que les effets indésirables des médicaments sont détectés trop tard. De fait, des millions de patients ont déjà été exposés à ces effets secondaires. Le projet EU-ADR a pour objectif de développer un système innovant de détection de signaux d'effets indésirables pour améliorer la détection et la rapidité de détection des effets indésirables des médicaments. Ce projet, débuté le 1er février 2008 pour une période de 42 mois, est financé à hauteur de 4,5 M € par la Commission Européenne dans le cadre du 7e Programme-Cadre (FP7). L'aspect innovateur de ce projet est notamment de permettre à terme l'utilisation conjointe des données contenues dans diverses bases de données médicales à travers l'Europe. EU-ADR prévoit d'analyser des données provenant de registres électroniques sur les soins de santé de plus de 30 millions de patients originaires du Danemark, d'Espagne, d'Italie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Ce projet va également permettre l'adaptation de techniques telles que le « mapping » le « mining » utilisées dans d'autres domaines (ex : bioterrorisme).

Le Département de Pharmacologie sous la responsabilité d'Annie Fourrier-Réglat et d'Antoine Pariente est partenaire de ce projet en proche collaboration avec des membres de l'ISPED spécialisés en informatique médicale (F Thiessard, P Avillach & F Mougin) et des pharmacovigilants siciliens (Neurolesi, Messine). Les objectifs de cette participation sont de générer une liste d'événements considérés comme importants en pharmacovigilance ainsi que des couples médicaments-événements pour tester la validité du système.

 

 

SOS : Risques digestifs et cardiovasculaires des anti-inflammatoires non-stéroïdiens

Le projet SOS, Relative safety of non-steroidal anti-inflammatory drugs, est un projet de recherche collaboratif européen FP7, coordonné par le Pr Miriam CJM Sturkenboom de l'Erasmus University Medical Centre de Rotterdam et mené par un consortium de 11 centres européens de recherche. L'objectif de SOS est d'évaluer et de comparer les risques digestifs et cardiovasculaires chez les utilisateurs d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) afin de produire des modèles de décision de traitement et de réglementation. Ce projet devrait débuter en Janvier 2009 pour une période de 36 mois, et sera financé à hauteur de 3 M € par la Commission Européenne dans le cadre du 7e Programme-Cadre (FP7).

En tant que partenaire du projet SOS et en collaboration avec des pharmaco-épidémiologistes de Barcelone (S Perez-Guthan , RTI solutions), le Département de Pharmacologie doit réaliser une revue des données disponibles sur les risques digestifs et cardio-vasculaires des anti-inflammatoires non-stéroïdiens dans les essais cliniques publiés. Ce projet est sous la responsabilité scientifique de Nicholas Moore, d'Annie Fourrier-Réglat et d'Antoine Pariente.